Qu’est-ce qu’un bon product manager en 2026 selon Google ?

Qu’est-ce qu’un bon product manager en 2026 selon Google ?

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Ne parlez plus, construisez !

Jaclyn Konzelmann est directrice produit chez Google Labs et son avis sur l’avenir du métier de product manager est très tranché. Si vous voulez devenir PM, faites un produit, développez-le ! C’est tout le mantra de la Sillicon Valley actuellement. Depuis la révolution Claude Code, tout le monde ne jure plus que par le vibe coding, et tout le monde cherche à recruter des gens capables de réellement construire des produits eux mêmes.

Pour une nouvelle approche du recrutement dans la tech

Elle explique que lors d’une session de recrutement à Harvard (rien que ça), la seule chose qu’elle regardait désormais était la capacité des futurs PM à construire eux mêmes un produit. Sa question était toujours, à l’adresse des candidats, « Avez-vous construit quelque chose ? » en parlant, bien sûr, d’une application, pas d’un business, pas d’une app avec quelques milliers d’utilisateurs. « Avez-vous codé quelque chose ? », si le terme « coder » peut encore avoir un sens de nos jours.

Les anciennes compétences sont mortes

Pour elle, comme pour beaucoup d’autres, et comme ça devrait aussi être le cas ici chez nous, le monde a changé, et les anciennes compétences de gestion et de conduite de projet n’ont plus de valeur, selon elle. Ou du moins, ne sont plus aussi stratégiquement importante pour un profil, lorsqu’il s’agit de s’impliquer dans le développement de produit numérique dans les années à venir.

3 choses qui comptent désormais

Elle précise les 3 choses qui comptent pour elle :

  1. Des preuves que le candidat a construit quelque chose, développé lui même un produit, même une petite app mobile, même une simple fonctionnalité. Pour elle, cela montre beaucoup plus que de nombreuses lignes de CV et ça lui permet d’embrasser de multiples compétences (dev, UX/UI, PM, marketing) en une fois. Faire vous même un produit en dira beaucoup plus de vous que de nombreuses expériences impalpables pour le recruteurs.
  2. Une connaissance et une culture autour des outils de codage avec l’IA : Cursor, Antigravity, Claude Code bien évidemment et d’autres. Que savez-vous de ces outils ? Que savez-vous en faire ? Comment les utilisez-vous etc ?
  3. La capacité à comprendre le contexte actuel et à venir. L’IA, c’est important, mais ce qui compte encore plus, c’est comment on l’intègre à un environnement, comment on en tire réellement parti, mais, encore plus, comment on anticipe ses usages dans les années à venir

Le CV doit raconter une histoire, pas être une liste de courses

Point intéressant, elle n’accepte plus que les CV soient des sortes de listes de courses de compétences. Elle préfère désormais s’attacher à des candidatures qui racontent une histoire, traduisent une passion, montrent une implication dans le monde de la tech et du développement produit.

Elle a publié un article de blog à ce sujet que je vous laisse lire et qui vous en dira plus que moi sur la vision métier d’une personne au plus haut placé dans l’organigramme de la plus grosse société de tech du monde.

Le changement est total

Je trouve ça extrêmement intéressant de voir comment l’IA et les programmes de vibe coding sont en train de transformer complètement l’approche du développement, et, par conséquence, l’approche du recrutement. Les qualités qui sont regardées à la Sillicon Valley semblent être de moins en moins techniques. Il s’agirait pour les recruteurs de regarder des gens qui ont plus d’imagination, qui sont plus créatifs, qui soient plus capables de transformer eux mêmes une problématique en solution effective, tout en sachant rassembler dans leur réflexion de nombreuses dimensions de la création de produit numérique.

Vers un monde sans développeurs ou le product manager est roi ?

Je vous le disais déjà hier : ce monde change et il n’appartiendra pas aux développeurs, en tout cas, beaucoup moins qu’auparavant. La prime ira sans doute à des gens beaucoup plus multidimensionnels, capables de traiter des problèmes dans leur globalité, en ayant une connaissance du contexte et des environnements culturels, et pas seulement techniques.

Nous entrons réellement dans une nouvelle ère et tout prouve qu’elle ne ressemblera en rien à tout ce que nous avons connu depuis 25 ans.

Une réponse à « Qu’est-ce qu’un bon product manager en 2026 selon Google ? »

  1. […] Mais Spotify n’est pas le seul, et la plupart des grandes entreprises de la tech, désormais, vibe codent. Difficile de savoir jusqu’à quel point, dans quelle mesure et quelle est la part de vérité dans tout cela, mais une chose est certaine, vibe coder va devenir une compétence indispensable pour de nombreux profils, comme le disait Jaclyn Konzelmann, directrice produit de chez Google, pour qui un product manager qui ne sait pas vibe coder est un product manager mort. […]

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