UX et design
Publié le juillet 4, 2018 3 min de lecture

Foin de petits débats. L’UX a besoin d’évangélisation.

Le monde de l’UX se perd souvent dans des débats stériles, négligeant l’importance de promouvoir ses bénéfices, surtout dans les services publics. La définition de l’UX varie, et il est crucial d’évangéliser ce domaine avec des mots simples pour favoriser une meilleure compréhension chez les décideurs.

Foin de petits débats. L’UX a besoin d’évangélisation.

Loin des réalités, parfois, le monde de l’UX adore les petits combats en chambre qui n’intéressent que ceux qui pensent que le monde tourne autour d’eux, sans savoir si même leurs propos intéressent d’autres lecteurs que leurs ennemis désignés ou leurs suiveurs inconditionnels.

Certes, il n’est pas inutile en tant que spécialiste de rappeler et de définir ce qu’est l’UX. Osons le dire tout de suite, il n’y a d’ailleurs pas de définition unique et l’UX, et,  si je puis me permettre, ce sont ceux qui le pratiquent au quotidien qui en donne leur définition, que cela corresponde ou non à des tables de loi que des personnes adoubées par elles mêmes auraient gravé dans le marbre. De normes, des règles, avec tous les risques que cela comporte, pourraient être édictées, mais on finirait toujours par se poser la question de leur légitimité, tant nos métiers sont nouveaux et évolutifs.

Des discussions sérieuses mériteraient d’être conduites à ce sujet, mais certainement pas sous la forme de guerre de tranchées via blogs interposés ou tweets assassins. Cela relève, au mieux, d’un infantilisme ridicule, au pire, d’un nombrilisme présomptueux et improductif.

Et pendant ce temps là, dirais-je, le monde avance et n’attend pas de savoir si l’UX, c’est de la poésie ou de l’horlogerie fine. Les besoins sont immenses, notamment dans les services publics, qui offrent, la plupart du temps, des expériences digitales (ou numériques) bien piètres au vu des enjeux.

L’UX devrait donc se concentrer sur ce combat là :

  • Continuer à faire connaître ses bienfaits dans le monde extérieur : celui des entreprises, du privé ou du public, celui des pouvoir publics (à ce qu’il me semble, il n’y a rien au niveau du Conseil du Numérique qui n’ait, ne serait-ce, qu’effleuré éventuellement le problème), celui des décideurs de tout poil, dont la connaissance de l’UX se limite au mot « ergonomie », avec la farandole de clichés qu’il impose à l’esprit.

Depuis 8 ans que je fais ce métier, je découvre encore que je dois répéter et répéter toujours la même chose. Mon étonnement est toujours grand de découvrir le peu de connaissance dans ce domaine de nombreuses personnes : entrepreneurs, chefs de projet, décideurs et même étudiants.

Si il y a bien de l’énergie à consacrer à quelque chose, c’est bien par là : dans l’évangélisation. Et surtout avec des mots simples ! Que l’UX ait son propre jargon, soit, mais qu’elle essaye de l’imposer au reste du monde est le comble de l’absurde. S’il faut expliquer l’UX, il faut le faire avec les mots des gens, pas avec la complexité, certes passionnante, de notre métier.

 

Photo by Graeme Nicholl on Unsplash

Le Brief

Une sélection exigeante, directement actionnable et publiée une seule fois par mois. Pas de spam, pas de fréquence écrasante : juste les idées, les cas et les tactiques utiles pour accélérer votre stratégie B2B.

En vous abonnant au Brief, vous acceptez de recevoir notre analyse mensuelle. Désinscription en 1 clic à tout moment. Consultez notre politique de confidentialité.

Pourquoi s'abonner ?

  • Une sélection mensuelle, pas quotidienne : vous économisez du temps sans rater l'essentiel.
  • Des cas réels d'IA en entreprise, des tactiques d'acquisition B2B et des revues critiques, sans blabla.
  • Une lecture courte, rédigée pour les dirigeants et les équipes marketing qui veulent agir vite.
  • Une lettre indépendante, sans spam publicitaire, et une désinscription en un clic.
0 spam publicitaire Désinscription en 1 clic Gratuit et indépendant
Le Brief