IA : outils et usages
Publié le novembre 5, 2025 4 min de lecture

IA : les entreprises françaises sont-elles timides ?

L’étude de l’ANIA révèle que l’adoption de l’IA dans les entreprises est faible, avec moins de 10% pour diverses technologies. L’attitude des dirigeants influence cette adoption, montrant que les seniors sont plus audacieux que les jeunes. Pour progresser, il est crucial d’informer, d’éduquer, et de surmonter les freins psychologiques liés à l’IA.

IA : les entreprises françaises sont-elles timides ?

`Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’adoption de l’IA dans les entreprises n’est pas massive, loin de là. Une étude de l’ANIA vient confirmer ce fait : en réalité, que ce soit l’IA générative, le machine learning, les chatbots ou le vision learning, les taux d’adoption restent très faibles (moins de 10% pour chacune de ces technologies).

En fait, beaucoup de ce que nous pensons sur l’IA, parce qu’on en parle beaucoup, qu’elle fait le buzz, et que chaque fois que j’ouvre mon LinkedIn, mon fil d’infos est rempli du mot IA, la réalité montre que son adoption réelle est plutôt lente, et, comme le dit, le rapport : défensive. Défensive : cela veut dire que quand les entreprises adoptent l’IA, c’est surtout sur des grandes fonctions transversales de l’entreprise (Marketing, Sécurité, Comptabilité), mais très peu sur l’innovation… comme si les entreprises françaises étaient timides et peinaient à prendre le risque d’aller tirer parti des nombreuses potentialités qu’offrent les IA.

Corrélation forte entre l’attitude du chef d’entreprise et l’adoption de l’IA

Ce qui est amusant, c’est que ce déploiement de l’IA dépend largement de l’attitude des dirigeants des entreprises : plus ceux-ci l’utilisent à titre personnel et l’expérimente, plus ils ont tendance à essayer de l’imposer en entreprise. Il y a donc une corrélation forte entre la personnalité du dirigeant et d’adoption en entreprise et ce fait révèle d’ailleurs une surprise : ce sont les dirigeants les plus seniors, dans les plus vieilles entreprises, qui sont les acteurs de transformation… et non pas les jeunes. Paradoxe : là où on aurait pu imaginer une jeunesse enthousiaste et audacieuse, c’est le contraire que révèle l’étude… ce sont les seniors qui sont enthousiaste et audacieux et les jeunes qui sont prudents. Drôle de monde !

Il y a encore beaucoup de choses que l’on peut apprendre dans ce rapport, et je vous conseille d’y jeter un œil, d’autant qu’il n’est pas très épais et qu’on peut très vite en faire le tour. Alors, n’hésitez pas.

De la nécessité, d’informer, d’éduquer, de faire tomber les peurs

Pour finir, j’en retiendrai la leçon de la conclusion : si l’on veut faire progresser l’IA en France, il est encore nécessaire d’éduquer, de former, d’informer et surtout de briser les freins à l’adoption, qui ne sont pas que financiers, mais aussi psychologique.

Ma prof d’anglais me demandait l’autre jour (oui, je prends des cours d’anglais et ma prof me pose des questions existentielles) qu’elles étaient selon moi les pires freins à l’adoption de nouvelles technologies en entreprise, et je ne pus que lui répondre une chose que j’avais tendance à constater moi même quelque soit le domaine : les gens… il faut convaincre les gens d’être curieux, de prendre des risques, d’essayer, d’accepter de perdre du temps, et surtout de ne pas avoir peur… car ma conviction est que, actuellement, dans notre pays, règne un retour de la peur de l’avenir, de la peur de la technologie, et de la menace que représente l’innovation technologique pour l’emploi, les métiers des gens… Or, cette peur nous paralyse, nous empêche d’avancer, d’être audacieux… alors que ce sont exactement les qualités dont nous aurions besoin pour avancer plus dans l’IA.

Or, comme le conclue le rapport, si les entreprises veulent progresser dans l’IA, trois directions sont à prendre :

  1. Former plus les dirigeants et plus encore, les décideurs intermédiaires
  2. Structurer la veille technologique en allant au delà de la simple veille personnelle
  3. Démocratiser l’usage de l’IA à travers des usages graduels, co-construits

Sur ce dernier point, je ne peux que vous rappeler les expérimentations que je mets en place pour nos clients (et qui sont plus que des expérimentations) dans lesquelles nous associons la souplesse et la rapidité des solutions nocode avec l’IA pour produire des applications véritablement utilisables en entreprises… des applications qui ne sont pas que des fonctionnalités sur l’étagère, et permettent réellement d’exploiter l’IA pour débloquer des points de croissance en entreprise.

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