Tech et société
Publié le novembre 3, 2025 2 min de lecture

1X Neo : un robot humanoïde pas très prometteur

Une startup a récemment présenté le robot domestique 1X Neo, promis pour remplacer les tâches ménagères. Cependant, une enquête du Wall Street Journal a révélé que le robot n’était pas prêt et ne pouvait pas effectuer les tâches annoncées. L’engouement apparait donc comme une stratégie pour attirer les investisseurs.

J’ai failli me laisser prendre.

Je me suis laissé prendre.

La semaine dernière, une de ces nombreuses startups en recherche de la Révolution à venir présentait son petit robot domestique 1X Neo, un robot, destiné, parait-il, à tout faire dans la maison, et à remplacer notre femme de ménage, notre aide à domicile, notre assistante de soin, et tout ça pour la modique somme de 20,000$ (ça peut paraître beaucoup, mais quand on pense au prix des premiers PC, on pourrait dire que ce n’est même pas cher) ou 499$/mois.

Mise en scène parfaite, à coups de vidéos léchées, d’interview du fondateur cool et décontractées, de fiches techniques savamment animées, d’explications convaincantes et d’arguments imparables. Pour la première fois, un robot d’apparence humaine, semblait à même d’accomplir le rêve de notre enfance : un vrai robot, à la vraie personnalité, vraiment capable de se mouvoir seul dans notre chez nous, vraiment capable de nous comprendre, vraiment capable de nous parler, vraiment capable, enfin, de nous remplacer dans nos tâches domestiques les plus ingrates.

Las. Le pot au rose fut bien vite dévoilée, par la journaliste Joana Stern du Wall Street Journal, grande prêtresse de la tech, à qui il ne faut pas en raconter, qui, dans une interview et un reportage réalisé en vrai avec le vrai robot, nous apprit que, oui, mais, le robot n’était pas encore tout à fait prêt, que les images qu’on avait vues n’était pas truquées, mais bon… pas tout à fait, mais presque, et que, surtout, le petit Neo 1, était en fait bien incapable de faire tout ce pour quoi on nous l’avait vendu sur les réseaux sociaux, et que tout ça n’était que bullshit, fumisterie, en français, si vous préférez, pour lever des fonds chez les investisseurs, apparement aussi naïfs que rapaces, et capable d’aller mises des millions de dollars sur n’importe quoi pourvu que l’histoire qu’on leur raconte soit belle et qu’ils croient qu’à la fin les millions se transformeront en milliards.

En tout cas, je m’étais bien fait avoir, puisque je l’avais relayée moi même, pensant naïvement qu’on avait enfin franchi un cap.

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