Les joies du vibecoding : quand l’IA libère !

Les joies du vibecoding : quand l’IA libère !

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Quand on parle d’IA, on ne parle que des impacts négatifs. Pourquoi ne pas parler des impacts agréables ?

Je suis tombé sur un post de Carlos Diaz, l’animateur de Silicon Carne, qui faisait référence récemment à la hausse du travail qu’induirait l’IA selon plusieurs études (dont j’ai parlé aussi ici). Mais je crois qu’on prend un peu trop souvent le problème de ce que fait l’IA au travail sous le seul angle de la productivité. Et, à mon avis, on ne parle pas assez d’un aspect essentiel qu’engendre l’IA sur le travail : c’est le plaisir.

La fatigue ? Quelle fatigue ?

Et moi, eh bien, je ne me sens pas rincé après, mettons, une demi-journée de vibe coding (Relisez ma découverte du vibe coding), qui est la manière la plus fun, je trouve d’utiliser l’IA. C’est même tout le contraire. J’en redemande encore, et je ne m’arrêterai pas si mon porte-monnaie ne me freinait pas dans ma frénésie de créer.

Et je ne me sens pas fatigué. L’IA, au contraire, m’impose un rythme assez pépère, où je laisse tourner la machine, pendant que je réfléchis à des solutions pour avancer. J’alterne en permanence phases de prompting et phases de réflexions. Et souvent aussi, pauses dans mon agenda.

Si je ne m’étais pas arrêté de fumer, je crois que ça aurait été ça, le principal danger de l’IA : je fumerais clope sur clope. Or, ce n’est pas le cas. J’en suis plutôt à boire des litres de café, et, encore un peu trop souvent, à jeter de brefs coup d »œil sur X, pour voir si je n’aurais pas raté une dernières déclarations de plus en plus erratiques du Président américain.

Et je crois qu’on insiste pas assez sur cet aspect de l’IA.

Le retour du plaisir au travail

Le vibe coding m’a redonné du plaisir au travail. Honnêtement un plaisir que je n’avais pas éprouvé depuis plus de 30 ans. Je sais, ça fait beaucoup, mais ça remonte exactement à l’époque où je découvrais le Web, où j’apprenais tous les jours un nouveau métier (oui, là, j’exagère, mais vous voyez l’image) et où j’engloutissais avec une joie sans fin des milliers de connaissances pour apprendre à TOUT faire : programmer, designer, écrire, faire du SEO, gérer un projet, faire des plans commerciaux, etc.

Le vibe coding me fait revivre l’époque où tout semblait possible et beau

Le vibe coding me fait revenir à cette époque où j’avais l’impression que dans mon petit coin de bureau je pourrais réinventer le monde, le conquérir, du moins un petit bout de ce monde, et récolter du succès (ce qui ne m’arriva que quelques années plus tard).

Avec l’IA et le vibe coding, je retrouve la sensation d’utiliser toutes les facultés de mon cerveau créatif. Je ne suis plus dans le faire, je suis dans l’invention permanente, et vraiment j’aime ça.

La première bonne drogue que je connaisse

L’IA est même un piège tant elle donne l’impression qu’on va tout pouvoir faire, vite. Une idée = un développement. Et je me suis souvent surpris à me lancer, comme j’en ai malheureusement trop souvent l’habitude, dans plusieurs développements à la fois, ébloui par les possibilités immenses qu’elle m’offre.

Ça doit vraiment être chouette d’être jeune aujourd’hui et d’arriver dans ce monde digital, déjà construit, où d’un seul coup arrive une technologie qui va permettre aux explorateurs, aux curieux, aux créatifs, de tester en « mode réel » tous leurs projets. Ça a quelque chose de vraiment super exaltant et excitant, comme si tous les chemins s’étaient ouverts et qu’on pouvait prendre n’importe quelle voie pour s’amuser. Un vrai parc d’attraction ! En mieux !

Est-ce que ça déouchera sur un business ?

De bonne vibes, oui, mais du bon business ? Ça, c’est une autre question.

Ça, c’est une autre affaire, car de ce côté là, rien n’a changé et la lutte est toujours aussi dure, si pas plus dure encore qu’il y a quelques années.

En tout cas, je voudrais donner une vision plus joyeuse de tout ce qu’on dit sur l’IA.

Le truc le plus excitant de ces 30 dernières années

C’est un sujet passionnant, complexe, apeurant, mais, honnêtement, si on se plonge dedans, comme on peut le faire avec le vibe coding, c’est aussi réellement le truc le plus excitant que j’ai rencontré au cours de ces 30 dernières années.

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