Les quiz marketing sont largement sous-estimés et pourtant ils permettent réellement d’engager vos prospects et de leur offrir une expérience qui fera connaître votre marque, vos produits et services. Cet article est dédié à la conception des quiz marketing B2B : comment les réussir, leurs avantages, exemples.
Introduction : Une arme sous-estimée qu’il est temps de remettre au goût du jour
Engager votre audience suppose offrir une récompense.
C’est un fait humain inaliénable. Si vous promettez de donner quelque chose à quelqu’un en échange d’un petit service, il fera sans doute l’effort de vous consacrer un peu de temps.
C’est vrai pour tous les contenus marketing et je trouve que les quiz sont vraiment une arme sous-estimée de l’inbound marketing B2B, alors qu’ils offrent un excellent moyen d’engager une audience.
Saviez-vous, par exemple, que Selon le rapport State of Marketing 2026 de HubSpot, les contenus interactifs génèrent 526 % d’engagement de plus que les contenus statiques ?
Pour peu que cela soit un peu fun, pas trop long et que la récompense en vaille la chandelle, si je puis dire.
On va voir, dans cet article, comment construire un super quiz qui engage.
Je m’appuierai pour cela sur un quiz que j’ai monté et qui a connu un bon succès. Le quiz de l’UX by Wexperience.
Allez, en avant, go, c’est parti !
Pourquoi un quiz : effet mémoriel et attraction

Avant de se lancer dans la conception/réalisation d’un quiz, il faut savoir pourquoi on le fait et qu’est-ce qu’on va réellement y gagner ?
Un moment de détente
Un quiz n’a pas à être ennuyeux, comme son nom l’indique. De par sa phonétique, il indique un moment fun, rapide qui nous sort du quotidien. C’est déjà un sacré avantage. A opposer aux autres moyens de se divertir dans la journée : vidéos, réseaux sociaux.
Un moyen d’engager
Un quiz bien fait peut facilement prendre 10mn de temps d’une personne. C’est à la fois peu et beaucoup quand on pense à la manière dont nous nous dispersons continuellement.
Et en 10mn, vous en avez des moments où passer des messages et faire mémoriser votre marque.
Un moyen de faire mémoriser votre marque.
Que ce soit 3 ou 10mn, le quiz permet effectivement de vous tirer de l’anonymat des réseaux sociaux. Garder une personne aussi longtemps ne peut vous faire que du bien.
Un moyen de récolter de l’information
Tout en restant dans les clous de la RGPD, un quiz peut vous aider à repérer des tendances, des besoins, des désirs, ou des trous à combler. Même si les réponses sont anonymes, elles peuvent vous servir à consolider une connaissance dans un domaine ou un autre.
Ce n’est pas une étude, à proprement parler, mais c’est déjà quelque chose qui peut vous donner des informations sur votre audience et votre marché.

Transformer une étude en quiz, une bonne idée !
Le quiz peut être utilisé dans sa forme pour conduire des études en ligne en améliorant l’expérience et en la rendant plus « fun ».
Les gens sont tellement harcelés de questionnaires de satisfaction qu’ils n’y répondent pas. Pour plusieurs raisons :
- Ça leur prend du temps
- Ils n’ont rien à y gagner
- C’est ennuyeux
Transformer une étude en quiz pourra vous permettre de pallier à tous ces défauts des études.
Une manière moins intrusive de récolter de l’optin
Demander un email « à froid » est toujours compliqué et demande que votre abonné ait déjà une certaine confiance envers vous ou une curiosité suffisamment grande pour recevoir des emails de votre part. Le quiz est un moyen d’aplanir ce problème. En engageant le dialogue avec votre audience, il devient plus facile de lui demander un email sans les choquer, tout en ayant eu le temps de piquer leur curiosité à votre égard.
Et récolter des leads ?
Bien sûr ! Tout dépend de votre produit/service et de ce que vous avez mis dans votre quiz. Mais un quiz peut très bien servir à briser la glace et à entraîner des demandes d’informations plus poussées. Alors, pourquoi s’en priver ?
Anatomie d’un bon quiz

Qu’est-ce qui fait qu’un quiz est bon ou pas ? Comment engager votre audience ? Lui faire commencer le quiz et aller jusqu’au bout ?
On va voir ça avec ce quiz sur l’UX qui a remporté un succès certain.
Bon ton + humour
Vous n’êtes pas obligé d’être drôle ou familier, mais un bon quiz selon moi doit avoir le plus possible de légèreté. C’est un peu comme le sirop contre la toux : on préfère ceux qui ont bon goût. Un bon ton, c’est un peu le sucre ou le miel qui fait passer le goût d’un sujet pas forcément amusant (rarement amusant, en fait).
Dans le quiz UX, on avait mis beaucoup d’humour et même des mêmes vidéos. C’était une façon d’adoucir la sauce et ça a très bien marché.
Bonne interactivité
Un bon quiz, ça doit bouger. Je veux dire par là : n’utilisez pas Google Forms ou autre solution de formulaires qui sont trop statiques, trop prévisibles et sur lesquels vous ne contrôlez pas grand chose.
L’avantage de la solution que j’avais utilisé (Landbot.io) et qu’elle permettait une interaction proche d’un chat. C’est quelque chose auquel les gens sont déjà habitués et qu’ils affectionnent et ça les change des questionnaires d’étude.
En quelque sorte, ils pouvaient avoir l’impression de dialoguer avec quelqu’un, ce qui rend plus sympathique le quiz en l’humanisant un peu.
On aurait pu encore rajouter des effets et augmenter les animations, mais là, un bon équilibre avait déjà été trouvé.
Simplicité
Un bon quiz, ça doit être simple.
Quand je dis simple, je ne dis pas simpliste, mais votre quiz ne doit pas se transformer en épreuve de bac. Il s’agit de s’amuser, pas de répondre à une étude sérieuse.
Là aussi, c’est une question de dosage.
Vos questions doivent faire réfléchir, mais pas trop.
Si c’est trop compliqué, vous cassez le rythme et vous mettez les gens en difficulté.
Or, ils n’aiment pas ça, les gens, d’être mis en difficulté, surtout si c’est pour vous consacrer du temps.
Le niveau de difficulté est difficile à évaluer, mais il est important. Trop complexe, vous perdrez tout le monde. Trop facile, vous n’apporterez pas de valeur.
Le mieux est de pouvoir tester sur un panel restreint votre quiz avant de le lancer officiellement, et de le corriger un peu.
Pédagogie
Ça, c’est ma touche perso. J’aime bien que les gens apprennent des choses.
Dans le Quiz de l’UX, on donnait les réponses aux questions, de manière simple et amusante, et ça a réellement été apprécié. C’est une façon pour vous de donner des connaissances qui sera bien reçu par les répondants.
Challenge et évaluation
Dans mon exemple, nous comptions les points des bonnes répondes et donnions un score, l’objectif étant de rediriger vers une formation ou pas…
Comme vous le voyez, le quiz était donc dirigé vers un objectif. Les gens qui y ont répondu aimaient partager leur score, particulièrement quand ils atteignaient une bonne note.
Il manquait sans doute à notre quiz un tableau de classement, mais ça aurait obligé les répondants à s’inscrire au quiz, ce que nous ne voulions pas.
C’est un choix à faire.

La Méthode ASK : L’art de la segmentation prédictive
Conçue par Ryan Levesque, la méthode ASK est une stratégie de marketing interactif qui consiste à ne plus deviner ce que vos prospects veulent, mais à leur demander via un processus structuré de quiz et de sondages.
Son but est de segmenter instantanément votre audience en différents « profils » (ou buckets) selon leurs besoins, leurs défis et leur situation spécifique. Au lieu de diffuser un message générique, vous délivrez une offre et un argumentaire ultra-personnalisés à chaque groupe.
Cette approche permet non seulement d’augmenter massivement les taux de conversion, mais aussi de collecter des données précieuses pour affiner vos produits. C’est l’outil idéal pour transformer un trafic anonyme en une base de clients qualifiés grâce à une écoute active automatisée.
La source officielle : 👉 https://askmethod.com/
Conception : comment créer un bon quiz ?
J’aurais tendance à dire, aidez-vous de l’IA, mais ça serait un peu trop facile 🙂 Pourtant l’IA peut vous faire gagner beaucoup de temps, nous verrons comment.
Le sujet : comment choisir un sujet qui accroche ?
Evidemment, il faut un sujet en rapport avec votre activité et un sujet qui accroche.
Beaucoup de choses sont possibles, mais posez-vous d’abord la bonne question.
A quoi va servir votre quiz ?
- À informer sur les possibilités d’un nouveau produit ou service de votre entreprise ?
- À aider à évaluer le niveau de connaissance de votre audience sur votre domaine (et à les coincer pour qu’ils fassent appel à vous) ?
- À divertir uniquement ?
- À faire découvrir un nouveau produit ou service
Les questions : combien de questions, combien de réponses par question ?
Un quiz de 20 questions n’est pas fou, mais est assez long. Evidemment, plus votre quiz sera long, moins il y aura de gens pour atteindre le bout.
Je dirais que 10 questions est un bon nombre, car il permet une expérience entre 3 et 5mn, ce qui est déjà une durée très estimable.
Nombre de réponses par question.
Je dirai qu’il ne faut pas dépasser 4 réponses par question. Au delà, je pense que ça commence à demander des efforts cognitifs qui sortent du cadre d’un quiz (même si je ne dis pas que c’est impossible).
Vous pouvez faire varier le nombre de questions au cours du questionnaire.
C’est même conseillé pour éviter la lassitude ou la prise d’habitude. Déstabilisez un peu votre audience, bousculez là, surprenez la, c’est d’autant plus de moments émotionnels que vous pourrez capture à votre avantage.

Une campagne qui marche. Le cas Marketing Dynamix de Dropbox
- Le quoi : Dropbox a lancé une campagne intitulée « Marketing Dynamix » pour conquérir une nouvelle cible stratégique : les professionnels du marketing en Europe (EMEA). L’objectif était de démontrer que Dropbox Business n’est pas seulement un outil de stockage, mais une solution de collaboration essentielle pour les équipes créatives.
- Le comment : La campagne reposait sur un microsite interactif proposant un test de personnalité scientifique conçu spécifiquement pour les marketeurs. En répondant à des questions sur leur mode de travail, les utilisateurs recevaient un rapport personnalisé de 20 pages (« Self-Portrait ») les aidant à mieux comprendre leur dynamique d’équipe et à résoudre les conflits relationnels. Le dispositif a été promu via une stratégie multicanale innovante, incluant LinkedIn, Twitter et, pour la première fois en B2B, Snapchat.
- Le résultat : La campagne a été un succès majeur avec plus de 2 000 leads qualifiés générés et la création de 8,8 millions de dollars dans le pipeline de vente. Elle a dépassé ses objectifs de génération de leads de 220 % et a affiché un retour sur investissement (ROI) de 25:1.
Aider à apprendre
Un quiz est encore meilleur s’il permet à celui qui y répond de s’éduquer. Oh non, il ne s’agit pas de transformer un quiz en machine éducative ou en formation express, mais plutôt d’améliorer la connaissance utilisateur autour d’un sujet et de le renforcer dans son appétence pour répondre aux questions.
Ainsi, qu’il se trompe ou pas, chacune de vos réponses devrait aussi apporter un peu de connaissance supplémentaire en venant renforcer l’apprentissage, sans toutefois être exhaustif.
Ne transformez pas non plus votre quiz en Wikipedia, on est là pour s’amuser d’abord.
Utiliser l’IA
Vous pouvez bien sûr utiliser l’IA pour vous aider à créer votre quiz.
La meilleure solution pour moi est de briefer chatGPT ou Gemini en leur proposant de me renvoyer les questions/réponses sous forme de fichier json réexploitable directement par un outil de vibe coding qui vous créera ensuite le quiz.
Attention quand même à bien vérifier ce que génère l’IA et à l’améliorer.
Design et animation
Faites un effort sur le design, je pense que ça vaut le coup. Ne vous contentez pas des solutions standards et essayez d’avoir une véritable création graphique qui donne du caractère à votre quiz.
Intégrez votre identité de marque, mais tentez d’en faire un peu plus que cela.
Personnifiez votre quiz.
Ou animez le carrément avec un vidéo générée par IA. Je pense à la solution Heygen qui peut être très pratique pour cela.
Un quiz en vidéo ? C’est techniquement réalisable, mais je pense que c’est une fausse bonne idée à cause des temps de latence de chargement trop longs.
A utilise parcimonieusement, donc.
Récolte d’emails et génération de leads
La question de l’email est épineuse.
Faut-il le demander avant ? À la fin ?
Faut-il imposer la demande d’email pour permettre d’obtenir le score (s’il y a un score) ?
Pour moi, le mieux est de le demander à la fin du questionnaire en proposant un service en échange : newsletter, info sur le prochain quiz, etc. Ne demandez que l’email, c’est déjà bien suffisant comme information.
Le questionnaire doit-il finir sur de la génération de lead ? Pas forcément, mais cela dépend de l’objectif de départ du quiz.
Pour moi, le mieux est de renvoyer vers une page d’information afin de générer du trafic.
Success metrics et conclusion

Il est bien sûr important de mesurer certains metrics afin de détecter les points d’amélioration du quiz.
- Points d’abandon : c’est comme un tunnel de commande ecommerce. Détectez l’endroit où les gens quittent le plus votre quiz. C’est peut-être qu’il y a un loup à cet endroit là.
- Taux d’optin : j’appelle le taux d’optin, le nombre de personne qui laissent leur email. Mesurez cet indicateur et essayer de l’améliorer dans le temps. Si vous le pouvez, faites de l’AB testing pour tester plusieurs moyens d’y parvenir.
- Génération de leads ou liens sortants : mesurez également le taux de liens sortant ou de génération de lead et essayez de l’améliorer également
Alors qu’attendez-vous ? Et si vous avez besoin de conseils ou de vous faire faire un quiz, pourquoi ne pas penser à moi ?
- Je peux concevoir la thématique du quiz
- Le développer
- Créer son design
- L’administrer
- Et même vous envoyer du trafic dessus
Pour cela, n’hésitez pas à prendre contact avec moi.


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