Loin de fonctionner de manière totalement indépendante, les taxis Waymo font parfois appel à des opérateurs humains, certains situés jusqu’aux Philippines. Cette nouvelle a soulevé des questions de sécurité et d’éthique, notamment concernant la familiarité de ces opérateurs avec les lois et les pratiques de conduite américaines. Décryptons ensemble cette controverse.
Des opérateurs humains derrière l’intelligence artificielle ?
Lors d’une audition au Congrès aux États-Unis, Mauricio Peña, responsable de la sécurité chez Waymo, a admis que les robotaxis demandent l’assistance d’opérateurs humains lorsqu’ils rencontrent des difficultés. Si certains de ces opérateurs sont basés aux États-Unis, d’autres travaillent depuis l’étranger, notamment aux Philippines.
Pourquoi cette assistance humaine ?
Lorsque les algorithmes des robotaxis sont confrontés à des situations complexes ou imprévues, ils sollicitent l’intervention humaine pour prendre une décision. Cette assistance permet aux véhicules de surmonter les obstacles et de continuer leur trajet en toute sécurité, du moins en théorie.
Sécurité et éthique : les inquiétudes soulevées
Cette révélation a suscité de vives réactions, notamment de la part d’un sénateur du Massachusetts. Il a exprimé des préoccupations quant à la sécurité d’avoir des personnes à l’étranger qui influencent le fonctionnement des véhicules américains. Il a soulevé des questions concernant la mise à jour des informations dont disposent les opérateurs, les potentielles vulnérabilités en matière de cybersécurité et l’absence de vérification de leurs permis de conduire américains.
La question de l’externalisation des emplois à l’étranger a également été abordée.
La réponse de Waymo
Waymo a déclaré que tous ses opérateurs doivent posséder un permis de conduire pour voitures particulières ou camionnettes et que leurs antécédents en matière d’infractions au code de la route et de condamnations liées à la conduite sont vérifiés. Cependant, il n’est pas clair si ces permis doivent être délivrés aux États-Unis ou si les opérateurs reçoivent des informations actualisées sur le code de la route américain.
Le débat sur l’autonomie des véhicules relancé
Cette affaire a ravivé le débat sur le degré d’autonomie réel des véhicules présentés comme tels. Des critiques soulignent que les robotaxis ont toujours besoin d’une assistance humaine, remettant en question l’appellation de « véhicules entièrement autonomes ».
Les réactions sur les réseaux sociaux
Sur les réseaux sociaux, l’humour noir était de mise. Ben Collins, propriétaire de The Onion, a ironisé sur le fait que « entièrement autonome » signifie en réalité « un gars aux Philippines ». D’autres ont exprimé des inquiétudes quant à la sécurité d’avoir des opérateurs étrangers qui ne connaissent pas les lois de conduite américaines.
Un internaute a même plaisanté en disant que « IA » signifie « En Réalité des Stagiaires », faisant référence aux opérateurs humains qui se cachent derrière les technologies présentées comme intelligentes.
Cette affaire Waymo soulève des questions essentielles sur la transparence, la sécurité et l’éthique dans le développement des technologies de conduite autonome. L’avenir nous dira comment ces enjeux seront gérés.


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