Shopify a annoncé que leur trafic provenant d’outils d’IA vers les boutiques de marchands a été multiplié par 7 depuis janvier, tandis que les achats attribués à la recherche alimentée par l’IA ont augmenté de 11 fois.
L’ère des agents IA est-elle vraiment arrivée ? Shopify le dit. Aucun chiffre en valeur absolu n’est dévoilé, mais Harley Finkelstein, son Président, semble dithyrambique et est convaincu d’un basculement réel dans les comportements d’achat. Ça n’est sans doute pas une blague : les internautes nord américains utilisent massivement les outils IA pour acheter en ligne. La preuve ? On l’a vu hier : c’est Amazon qui menace Perplexity d’aller en justice à cause de Comet, son navigateur IA. Comet intègre nativement un agent IA qui peut aller acheter sur Amazon sans la présence de l’utilisateur… mettant à mal son modèle économique fortement basé sur la publicité et la recommandation personnalisée… auxquels les agents IA ne sont pas sensibles.
Pour Shopify, ça n’est pas la même équation. La plateforme canadienne n’est pas une marketplace, mais une galaxie de centaines de milliers de sites ecommerce. Son modèle d’affaire ne repose pas sur la publicité, il se repose sur la location de boutique et la vente de services aditionnels. Les agents IA sont un changement de paradigme et son challenge à venir est de permettre à tous ses clients de pouvoir profiter au mieux de cette nouvelle forme de trafic.
Shopify a déjà signé des partenariats avec OpenAI, Microsoft et Perplexity pour être au cœur des conversations et permettre d »acheter directement dans ces moteurs de recherche IA.
Mais plus encore, l’objectif de Finkelstein est de préparer la plateforme au futur quelque soit la forme qu’il prendra. Une chose est certaine, il passera pas les agents IA.


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