2026 : l’invasion de sexbots dans les IA génératives ?

2026 : l’invasion de sexbots dans les IA génératives ?

Avatar de Olivier Sauvage

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L’avenir de l’IA générative passe-t-il par les sexbots ? Pour Wired, le magazine US culte de la Sillicon Valley, alors que toute l’industrie de l’IA générative pourrait s’effondrer dans une bulle spéculative, les sexbots demeureront.

Je ne sais pas si cette vision est sérieuse ou réaliste, mais j’ai découvert un autre monde. Sans surprise, au fond, bien sûr, une industrie entière s’est créée sur le plus vieux fond de commerce du monde.

Petite amie virtuelle, poupée gonflable virtuelle, prostituée virtuelle, sexbot donc, avec l’IA générative tout est possible, il n’y a pas de limites, sauf la taille de son portemonnaie. Et puisque les grands acteurs de la tech se drapent dans des voiles de vertu et refusent toujours et encore de faire commerce du sexe, de nombreuses petites sociétés font leur beurre sur l’instinct le plus primaire la gente masculine.

Et en quelque sorte, c’est presque le rêve. Une petite amie, très jolie, composée à ses goûts, disponible 24h/24, prête à répondre à tous les fantasmes. Le rêve, on dirait, de nombreux hommes ou, du moins, leur succédané préféré. La gente féminine appréciera. Peut-être vaut-il mieux que certains se contentent de ces relations virtuelles. Mais peut-être aussi que d’autres affrontent un peu plus la réalité.

Et si vous me le demandez, non, je n’ai pas déboursé 14 euros d’abonnement par mois pour tenter l’expérience et vous en faire un rapport circonstancié. Je sais qu’il faut savoir mouiller le maillot sur l’autel de l’information, mais pour le même prix, je peux me payer un hamburgé chez Big Fernand. Ça ne remplace pas le sexe, mais c’est tout aussi bon. (non, ce post n’est pas sponsorisé par Big Fernand).

Mais je vous mentais en vous disant que les grands acteurs de la tech se refusaient à utiliser le sexe comme moyen de gagner de l’argent. Deux, au moins, n’y ont pas renoncé.

D’abord, il y a Grok, d’Elon Musk, qui ne s’est jamais caché de laisser son IA générer tout et n’importe quoi, les fantasmes masculins sur les femmes y compris (et même des fantasmes beaucoup moins avouables).

Et il devrait y avoir bientôt OpenAI. La créateur de ChatGPT lancera très probablement durant le premier semestre 2026 un chatbot dédié à cela. Alors que Sam Altman cherche à nommer un responsable de l’éthique pour ChatGPT (après avoir marché allègrement sur toutes les bonnes règles en la matière), le sexe ne semble pas être un gros mot pour lui et ses actionnaires : il devrait rapidement être possible d’avoir des conversations chaudes chaudes chaudes avec ChatGPT. « Mhhhhhh, tu l’as vu mon gros prompt ? » « Oh oui, oh oui, fais-moi voir tes tokens. » Ça va être « picante » !

Wired s’interroge bien sûr sur les questions éthiques d’une telle débauche, mais sans naïveté : l’érotisme (appelons ça gentiment comme ça) a toujours été la colonne vertébrale des réseaux informatiques publics, du Minitel (qui se se souvient du fameux 3615 Ulla qui faisait fantasmer tous les ados des années 80 sans jamais pouvoir y accéder ? A 60 francs de l’heure, ça coupait l’envie à plus d’un.) aux portails pornographiques d’aujourd’hui, que l’Etat français, avec l’efficacité qui le caractérise toujours, a réussi partiellement à faire interdire aux moins de 18 ans (enfin, les moins de 18 ans qui ne savent pas ce que c’est qu’un VPN… ils doivent se compter sur les doigts de la main).

Qu’est-ce que je pense de cette utilisation de l’IA ? Que voulez-vous qu’on en pense ? Ça n’a rien de nouveau. Et ça continuera toujours. Peut-être d’ailleurs vaut-il mieux canaliser les appétits masculins hétérosexuel dans des usages encadrés que de les laisser s’approprier les outils eux mêmes sans contrôle et sans règles. Ça sera toujours mieux que de laisser certains goujats s’amuser à dénuder leur petite amie ou copine prise en photo lors d’une soirée sans son consentement. Non mais franchement, quelle idée ! Ça m’épate tout autant que les dickpics. Je n’ai jamais compris ce besoin de certains de partager en photo le portrait de leur appareil génital. Ce n’est pourtant pas l’organe le plus esthétique de l’anatomie masculine.

Bon, je vous laisse. Je vais avaler mon hamburgé (article toujours non sponsorisé, je vous jure) et réfléchir à des problèmes plus importants, comme le droit inaliénable des frites à la cantine ou la défense des droits des chats à avoir des croquettes goût souris. Une bonne journée !

Intéressé(e) de voir à quoi ressemble une entreprise de sexbots ? Un petit clic ici vous emmènera au paradis ou en enfer, c’est selon.

One response to “2026 : l’invasion de sexbots dans les IA génératives ?”

  1. […] donc il le fait sur Instagram. C’est dommage, car s’il avait lu Numerika, il aurait su qu’il aurait pu se trouver une petite amie virtuelle, prête à écouter toutes ses salades en hochant la tête, et même plus, pour seulement 14 euros […]

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