Je ne sais pas si vous avez vu passer cette histoire, elle est assez invraisemblable. Des bagarres pour des mugs en verre en forme d’ours dans les magasins Starbucks.
Le célèbre barista avait voulu commencer à célébrer la saison de Noël à sa façon en proposant à ses clients une édition limité d’un petit ours en verre, le Bearista, en forme de mug avec un bonnet vert sur la tête, au prix, quand même élevé, de 30 dollars. Sympa, l’idée aurait pu le rester si elle ne s’était pas transformé en catastrophe sur les réseaux sociaux : des bagarres ont eu lieu entre les clients de la marque à cause d’une rupture de stocks des petits ours. Starbucks ne s’attendait pas à un tel succès et à de telles réactions : des queues devant ses magasins à partir de 3h du matin, et… la suite, comme je vous l’ai racontée, filmée et catapultée illico sur Tiktok et Instagram. Désastreux…
Sauf que… sauf que l’histoire ne s’est pas arrêté là… Des petits malins – il y en a toujours – ce sont mis à revendre les fameux mugs sur Ebay pour la modique somme de 900 dollars. Mais en réponse, d’autres petits malin, eux, se sont mis à diffuser des vidéos sur Tiktok et Instagram pour expliquer comment fabriquer son propre mug Starbucks. Le phénomène commençait à prendre une autre tournure et à échapper totalement au contrôle de Starbucks, qui s’était pourtant platement excusé auparavant pour les bagarres et les ruptures de stocks.
Et vous auriez cru que ça aurait pu s’arrêter là ? Pas du tout ! Ce fut ensuite aux marques d’entrer dans la danse : Aldi a commencé à vendre son propre mug (5$, c’est Aldi), et même Walmart, toutes ces facéties transformant le bad buzz en good buzz pour Starbucks.
Oubliées les bagarres, oubliées les queues interminables pour le petit ours, pardonnées même, les clients réclamant encore d’autres ours, plutôt que l’habituelle collection d’objets de Noël que la marque propose tous les ans.
J’ai adoré cette histoire, qui avait commencé comme une triste démonstration des travers la société de consommation et s’est terminée, presque comme un conte de Noël et une leçon de marketing, même si je ne suis pas sûr que les gens de chez Starbucks aient tout à fait apprécié l’aventure.
Moi, j’en retiens une chose : parfois, il faut savoir déraper, ou plutôt, parfois, il faut savoir se jeter dans le vide…. et même si une idée vous parait farfelue, folle, que votre direction ne la validerait sûrement pas, même si elle pourrait nuire à votre marque… je crois quand même qu’il faut savoir parfois se fier un peu à son instinct et prendre le risque d’explorer de petits sentiers, à première vue, pas très bucoliques, mais qui peuvent parfois, au bout, recéler des bonnes surprises.
Que pensez-vous de cette technique marketing ?

