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Bien-être : Tiktok propose ses propres outils

Bien-être : Tiktok propose ses propres outils

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Je crois qu’en France, on passe au moins deux heures par jour sur les réseaux sociaux. Les plus jeunes, sans doute encore plus et comme toujours, quand un réseau social pompe une partie du temps de la jeunesse au détriment d’activités, disons, plus éducatives ou plus « saines », s’élèvent rapidement des voix pour alerter sur les dangers d’une telle fréquentation.

La semaine dernière, d’ailleurs, Tiktok, sans doute le réseau social le plus fréquenté par la jeunesse, mettait à disposition sur son application de nouveaux outils de détente à la fois pour aider ses utilisateurs à mieux prendre soin de leur cerveau, bien éprouvé dans leur longue fréquentation de ce réseau, et à la fois, pour leur apprendre à « faire des pause » de temps en temps, toujours dans le même but.

On notera l’ironie de la démarche : c’est le cigarettier qui offre à ses clients des moyens de moins fumer par jour pour fumer plus longtemps toute leur vie.

Concrètement Tiktok a ajouté de nouveaux outils de soin pour la santé mentale de ses utilisateurs :

  • ajout en mars 2025 d’un outil de méditation (coucou Petit Bambou !)
  • ajout de mission bien être pour encourager des habitudes numériques positives
  • extension du Fond d’Éducation à la Santé Mentale

Désormais, c’est un nouvel espace Temps d’écran et Bien-être qui a été ajouté pour rendre plus simple que jamais la détente au quotidien, avec de nouvelles fonctionnalités :

  • Des exercices de respiration, avec plusieurs techniques de respiration consciente.
  • Un journal d’affirmations, pour définir son intention de la journée
  • Un générateur de sons apaisants, incluant des sons de pluie, de vagues ou de bruit blanc.

L’intention est-elle vraiment louable ou est-on purement dans l’opération de brain-washing ? Les deux, comme toujours, dès qu’on demande à une entreprise de s’auto-réguler. Une certaine pression sociétale s’exprime, l’entreprise y répond avec quelques fonctions de prévention pour montrer sa bonne volonté, tout en captant encore plus longtemps l’attention de ses utilisateurs.

Passer moins de temps sur les réseaux sociaux, mieux comprendre ses dangers, apprendre à distinguer le vrai du faux devraient être l’apanage d’une sorte de Ministère de la Santé Numérique, branche du Ministère de la santé, et les acteurs du numérique feraient mieux de laisser à d’autres le soin s’occuper de la santé mentale de leurs utilisateurs, plutôt qu’à se draper dans des postures auto-moralistes avec des nouvelles fonctionnalités qui ne font qu’augmenter leur emprise sur leurs utilisateurs.

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