Le chercheur Nate Soares, « doomer » de l’IA à Berkeley, prévoit la fin de l’humanité : « C’est de la folie de les laisser essayer »
L’IA va-t-elle nous détruire ? C’est la théorie très sérieuse, ai-je appris, en lisant le lui même très sérieux journal Le Monde (que je feuillette encore sous format papier en trempant mes croissants dans une tasse de café au lait le matin à la table du salon de ma maison de maître des faubourgs de Roubaix (59), très belle ville textile que je vous recommande de visiter) : une théorie soutenue mordicus par des vrais chercheurs en AI, bardés de diplômes, enfouis dans quelques recoins obscurs de la Sillicon Valey, qui pensent donc réellement que si nous continuons à essayer de développer l’intelligence artificielle générale (AGI), nous serons punis et donc détruits. Dans quelques années, si ça continue comme ça, les IA prendront le pouvoir et nous transformeront en chair à pâté pour nourrir les chats. Je ne sais pas si ça sera donc une bonne nouvelle ni pour nous ni pour les félins.
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, ça me fait vraiment me poser des questions.
Si l’IA doit nous détruire, comment cela va se passer ?
Va-t-elle fabriquer une armée de robots comme dans Terminator ?
Va-t-elle nous tuer en trafiquant nos objets connectés ? N’importe quel appareil pourrait alors devenir une arme léthale et nous ne serions à l’abri nulle part. Imaginez votre frigo connecté qui se jette sur vous pour vous écraser ou votre grille pain intelligent qui attrape vos doigts pour les carboniser !
Va-t-elle prendre le contrôle de nos ordinateurs et nous empêcher de consulter les réseaux sociaux pendant plus de 3 heures ? (ça ne tuerait que les adolescents, mais ça serait déjà un bon début)
Va-t-elle fabriquer un virus elle même et le répandre sur la planète après l’avoir injecté dans un pangolin chinois ? (Ne riez pas, c’est une des théories)
Tout cela m’angoisse terriblement et je me dis maintenant qu’on n’aurait jamais du créer cette IA. Dommage qu’on n’ait pas encore inventé la machine à traverser le temps, on aurait pu aller tuer Alan Turing et l’IA n’aurait jamais existé. Personne n’aurait jamais entendu parler d’elle. Les anglais n’aurait pas décrypté la machine Enigma, ils n’auraient pas pu empêcher les allemands de les envahir et nous aurions peut-être perdu la guerre.
Non, non, ça aurait été encore pire aujourd’hui. Nous devrions parler allemand qui est une langue très difficile à apprendre, et comme je n’avais que 4 de moyenne au lycée, j’aurais sûrement été banni de mon propre pays. Nous devrions manger de la choucroute tous les jours et des curry wurst, voire, pire encore, des knödels. Hum, non, ça aurait été trop horrible. Plutôt se faire massacrer par un robot mutant créé par une IA que manger tous les jours des spécialités allemandes.
Ou alors, on n’aurait peut-être pas du inventer l’informatique ou l’électricité. Imaginez faire du deep learning avec une Pascaline, on ne serait pas rendu. Je ne sais pas, moi. Maintenant que je sais ce qu’on risque, je regrette carrément d’avoir alimenté les IA avec mes photos et mes prompts. Si ça se trouve, c’est grâce à moi que l’AGI va être atteinte, parce que j’aurais alimenté ChatGPT avec mes maigres connaissances.
Quelle angoisse, vraiment !
Des fois, je me dis que l’humanité aurait vraiment été plus tranquille si elle n’avait pas inventé toutes ces technologies. Ces cochonneries qui sont censées nous rendre la vie plus pratique, mais nous font tellement angoisser. On se prenait moins la tête quand on était en pagne dans des cavernes. C’était quand même plus simple.
Et plus j’y pense, plus j’ai vraiment l’impression que l’IA va me détruire et qu’en plus, ça sera un peu à cause de moi. Des fois, vraiment, on ferait mieux de ne pas lire le journal (même en papier).


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