Des robots humanoïdes sur une chaîne de montage : quand Boston Dynamics rencontre Hyundai

Des robots humanoïdes sur une chaîne de montage : quand Boston Dynamics rencontre Hyundai

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On a été très frappé par ce reportage de 60 minutes aux USA où l’on a pu voir enfin en action les fameux robots de Boston Dynamics, vous savez, ces humanoïdes capables de faire des saut périlleux tout seul ou de garder l’équilibre quand on leur donne un grand coup de pied dans les jambes. Eh bien, ça y est, les voilà, prêt à remplacer l’humanité et à faire disparaître le travail (Enfin !), sous l’œil intrigué des derniers ouvriers humains encore vivant dans une usine Hyundai en Géorgie (USA).

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Les images sont très impressionnantes : filmées au drone pour accentuer l’effet dramatique, on voit Atlas le robot en question roupiller sur le sol de l’usine, puis se réveiller (sans doute parce que les caméras sont là, autrement il aurait continué sa sieste) d’un seul coup et se redresser sur ses jambes dans une contorsion digne d’un moine shaolin qui impressionnera tous les plus de 50 ans ayant perdu cette faculté simple de se relever sans pousser un ahanement bruyant de souffrance et d’efforts.

Puis, on le voit se mettre à la tâche : sortir des morceaux de pare-brises et les mettre sur un chariot roulant à la vitesse d’un préretraité à deux mois de la quille.

Le contraste est saisissant. Alors qu’Atlas semble très doué pour faire des bonds en arrière ou sauter sur une estrade avec aisance, il semble l’être beaucoup moins dès qu’il s’agit de faire un vrai travail. On ne serait pas étonné, à la rédaction, qu’Atlas ait été entraîné avec des données issues de cerveaux de jeunes.

Plus loin, au fond, un ingénieur (de Boston Robotics) discute avec le journaliste couvrant ce reportage en ayant l’air de se demander un peu ce qu’il fait là. Spoiler : ses patrons ont sans besoin de lever des fonds pour apprendre à leur robot à faire autre chose que des triples saltos arrières et se sont laissés dire qu’un petit publi-reportage payant dans la fameuse émission 60 minutes serait un bon moyen de convaincre les investisseurs.

Étant en panne de batterie sur notre smartphone, nous n’avons pas pu utiliser Google Translate pour traduire ses propos, mais nous avons bien compris que Atlas était surtout là pour apprendre et qu’il serait bien plus efficace à l’avenir. Un peu comme un stagiaire de 3ème quoi, à qui on aurait demandé de filer un coup de main plutôt que de ne rien faire de la journée aux frais de la princesse, mais un stagiaire qui deviendrait si fort et si adroit que les ouvriers qui le regardent en souriant avec un air goguenard riront sans doute beaucoup moins dans deux ou trois ans lorsqu’ils n’iront pas pointer à leur agence de chômage, parce qu’aux US, on est un pays de selfmade men et que les trucs de sécurité sociale, de chômage ou les vacances, c’est vraiment des trucs de loosers européens. Bref… on s’égare.

Bien sûr, nous nous moquons, mais nulle doute qu’un jour, ces robots et bien d’autres feront partie du paysage : dans nos usines, nos magasins, nos maisons. Et qu’on se demandera tous à quoi on pourra encore bien servir s’ils font tout le boulot à notre place.

Réjouissons-nous. Quand ça arrivera, c’est nous qui feront des galipettes en l’air. Il ne nous restera plus que ça à faire.

Une réponse à « Des robots humanoïdes sur une chaîne de montage : quand Boston Dynamics rencontre Hyundai »

  1. […] électroniques et de robots), c’est l’omniprésence, partout, de robots en tout genre : des robots qui travaillent à l’usine, des robots qui font la vaisselle et réchauffent des croissants au micro-onde, des robots qui […]

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