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ÉDITO : comment le vibecoding va créer les nouveaux métiers de l’IA

ÉDITO : comment le vibecoding va créer les nouveaux métiers de l’IA

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Comment j’ai découvert le vibe-coding

Je découvre le vibe-coding et je ne m’en remets pas.

Ce que je suis en train d’expérimenter est réellement une révolution : pouvoir développer sans savoir développer.

Attention, je ne suis pas naïf. Je ne suis pas codeur et je ne le serai jamais. Et vibe-coder ne fait pas de moi un codeur. En revanche, l’outil que j’utilise, Antigravity, me transforme en sorte de « chef de bureau » muni d’un assistant codeur, doué d’une quantité de connaissances équivalente à celles de tous les codeurs de la terre ensemble (si ça, ça ne vous fait pas penser à ce qui se passe dans la série Pluribus).

Cet assistant, à priori, me semble capable de coder dans n’importe quel langage, n’importe quel environnement, et est capable de résoudre à peu près n’importe quel problème. Mentalement : il a l’intelligence d’un enfant de 5 ans (et encore, c’est sans doute moins). Cognitivement, il bat à lui tout seul tous les codeurs de la terre. C’est le cerveau de plusieurs génies réunis dans le corps d’un enfant immature, ignorant, stupide, mais, il faut rendre à César ce qui appartient à César, toujours gentil, très poli, et très positif !

Il est plus rapide. Ne se plaint jamais. Travaille même quand je ne suis pas là (au lieu d’aller boire un café à la machine avec les collègues de bureau ou de faire un jeu vidéo en loucedé… encore que… peut-être qu’il le fait quand même… c’est une éventualité).

Il se trompe… il se trompe même souvent… mais essaie toujours de trouver une solution, obstinément… même si parfois, je trouve la solution à sa place.

Un cerveau d’Einstein dans le corps d’un enfant immature

Je vous parlais de Pluribus. Si vous ne la connaissez pas, allez vite sur Apple TV et payez vous les premiers épisodes : mon assistant IA (Antigravity) est exactement Zosia, la servante (?) de Carol (l’héroïne, un peu perdue de la série).

Ce n’est qu’en essayant Antigravity que j’ai pris conscience du changement à l’œuvre. Oui, un ignare en développement peut développer sans savoir coder une application entière.

Mais, je vous arrête tout de suite, car je vois venir votre objection : la réalité est bien plus nuancée que cela.

Le vibe-coding n’est pas de la magie et vous fera encore plus transpirer

Oui, je peux développer une application entière, mais cela ne veut pas dire que ça sera une bonne application, qu’elle aura été bien codée… et puis surtout, qu’elle aura été bien conçue.

Car, c’est à cet endroit précis, dans un domaine qui appartenait alors aux Product designers que je vois apparaître entre les interstices du futur ce que pourraient être les nouveaux métiers de l’IA (et pas les fariboles amusantes que j’avais publié il y a quelques semaines pour m’amuser).

Non, le métier de codeur ne va pas disparaître, mais les besoins humains vont largement diminuer. Il faut bien comprendre ce qui se passe. Toute la valeur qui était alors créée par les « anciens » codeurs est en train de passer aux mains de ceux qui détiennent les clés des agents IA comme Antigravity.

Antigravity n’est pas une intelligence supérieure, ni un super-développeur omniscient : c’est juste un moteur de recherche intelligent capable de comprendre et d’exploiter tout le code la Terre depuis 25 ans. Ça n’a rien d’extraordinaire. C’est l’enchaînement logique des choses. Depuis des années, les équipes de codeurs ne faisaient que redévelopper ce qui existait déjà ailleurs. Je l’ai vu souvent dans de nombreux projets : recoder un gestionnaires d’utilisateurs et de droits, recoder un formulaire de contact, recoder un générateur d’images.

Depuis des années, une bonne partie du code créé était du code déjà créé.

Il y a un accaparement de cette connaissance et de ce savoir-faire par les géants de la tech. C’est déjà comme ça, on ne pourra rien y changer. C’est sans doute très malheureux pour des millions de codeurs, mais cela ouvre aussi de nouvelles perspectives.

J’ai écrit ce post, ce matin, à cause de ce tweet sur X.

L’avenir appartient aux profils polymorphes

Le pressentiment qui naissait en moi depuis deux semaines se confirmait. La valeur humaine nécessaire à la création d’applications est en train de se déplacer vers d’autres compétences où, pour la première fois depuis le début de l’ère de l’informatique, les codeurs ne seront plus les gardiens du temple ou les maîtres des clés. Il semblerait que l’avenir, si ces chiffres veulent vraiment dire quelque chose, soit réservé à ceux qui savent concevoir. Ceux qui savent être au centre des problèmes. Ceux qui savent gérer plusieurs domaines et les mettre en partition. Le vibe-coding, ou le développement par l’IA s’apparente plus à un métier de designer-concepteur qu’à un métier de codeur. Un métier de marketeur, un métier d’entrepreneur, un métier plus polyvalent, à la croisée des besoins d’une entreprise, pas très éloigné, au fond de celui de Product Designer.

Je m’arrête là pour l’instant.

PS : Si vous n’êtes pas convaincu par mon propos, essayez par vous même et vous comprendrez. Gravity (article non sponsorisé, je vous rassure) est gratuit, s’installe rapidement et donne des résultats très vite. En quelques jours, vous réaliserez sans doute ce qui est en train de se passer dans le monde de la création de services numériques : oui, il faut bien le dire, une véritable révolution !

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10 Commentaires
Easy-IT
8 mois il y a

Et tu as développé quoi avec AntiGravity (qui ressemble furieusement à VSS) ? Oui le vibe coding va permettre de s’affranchir de la suffisance des développeurs dans un premier temps au moins. Le vibe coding va faire très mal aux profils juniors. Les MVP vont être plus faciles à faire mais peut-être qu’au fur et à mesure, le vibe coding deviendra plus sécurisé, plus performant, plus mature. Tout le monde (des développeurs) s’accorde à dire qu’un SaaS vibecodé ne peut être repris en l’état. Qu’il vaudrait mieux repartir d’un framework. C’est aussi une façon de se rassurer. Entièrement d’accord avec toi sur le fait que l’avenir appartient aux personnes qui sauront mettre en musique tout un ensemble de briques, de flux, de contexte pour délivrer une nouvelle app ou un SaaS. Un peu la revanche des compétences métier sur les compétences tech. En tout cas, c’est certain que notre joli monde numérique est en train de vaciller et de se projeter à vitesse grand V vers une alternative dont personne ne maitrise encore les contours.

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[…] sont des qualités purement humaines qu’aucun programme n’est à même de remplacer. Je parlais hier de vibecoding. Développer une application grâce à l’IA, c’est sans doute savoir coder sans savoir […]

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[…] Eh oui, je vous en avais déjà parlé, puisque moi aussi je suis tombé dedans (Comment le vibecoding va créer les nouveaux métiers de l’IA ?) […]

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[…] Code, c’est comme Antigravity. Un IDE qui permet de coder en utilisant des agents. Mais, imaginez : avec Claude Code ou Gemini, […]

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[…] une impasse dont on reviendra bientôt. Et parfois, je me demande s’il n’a pas raison. Si je prends l’exemple du vibe-coding, il y a quelque chose de magique à voir un programme programmer à votre place, mais mes aventures […]

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[…] est tout à fait vrai de dire qu’avec Claude Code ou Antigravity, n’importe quel quidam (dont moi) peut rapidement développer une petite application […]

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[…] génératives au niveau du poste de travail. Je le vois déjà bien dans ma manière de travailler avec Antigravity. Mes interactions avec mon MacBook ressemble à celles d’un maître avec son apprenti. Je […]

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[…] vibecoder. Nous pourrons tous programmer nos propres jeux en prompt, comme nous pouvons désormais déjà tous coder, sans savoir […]

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[…] créer est tout simplement fantastique. Je n’arrête pas d’en parler en vous partageant mes retours d’expérience avec le vibecoding, mais nous finiront par les trouver normales et nous nous en étonnerons de moins en moins une fois […]