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Mark Zuckerberg vient de tuer le Metavers et vous ne le saviez même pas

Mark Zuckerberg vient de tuer le Metavers et vous ne le saviez même pas

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Meta va s’apprêter à licencier 10% de ses effectifs dédiés à la réalité virtuelle

Comment va le Metavers ?

Le Metavers ?

Vous vous souvenez du Metavers ? Ce projet à plusieurs milliards de dollars qui allait être l’avenir du Web selon Mark Zuckerberg, son promoteur ?

Aujourd’hui, plus personne ne parle de Metavers. Et pour cause. La bonne vibe aujourd’hui, c’est l’IA.

Et Zuckerberg est en train de lâcher peu à peu sa lubie : 1500 licenciements sont annoncés dans Reality Labs, la branche de réalité augmentée de Meta, d’après le New-York Times.

Autrement dit, c’est la fin du Metavers. Si certains produits continueront d’être commercialisés et développés, l’univers virtuel entier dans lequel nous aurions pu, si nous avions voulu, vivre une seconde vie, est en train de se dissoudre dans les préoccupations du moment. Seules les lunettes de réalité augmentée, en collaboration avec Rayban, et un bracelet connecté garderont encore un peu l’affection du fondateur de Facebook. Pour le reste, l’argent ira dans la construction d’énormes data-center pour garder Meta dans la course.

Mais que s’est-il passé ?

Comment Zuckerberg a-t-il pu se tromper à ce point et ne pas voir que cet univers virtuel en 3D était une impasse ?

Je ne sais pas vous, mais moi, ça me rassure de voir que ces Dieux du numérique (Musk, Zuckerberg et les autres) peuvent parfois commettre des erreurs de jugement monumentales et embarquer des milliers d’investisseurs et leurs dollars sur une mauvaise route.

Pourtant le Metavers, on était nombreux à dire que c’était une immense et gigantesque c… Croire que les gens s’enfileraient des casques de réalité virtuels pour se retrouver cul-de-jatte (les premiers avatars n’avaient pas de jambe, ce qui avait provoqué pas mal de rire dans la salle) dans un monde multicolore et moche pour adolescent attardés, c’était vraiment se fourrer le doigt dans l’œil de la lucidité entrepreneuriale. Qui avait vraiment envie de ça ?

Ceux qui ont essayé ont eu des problèmes, selon la célèbre réplique du philosophe de cabaret Régis Laspalès. Nausées, vomissements, vertiges étaient les sensations les plus fortes ressenties une fois le Meta Quest sur le crâne. Pour le reste, même si l’effet whaou était de mise en première instance, l’ennui et le désintérêt suivaient rapidement, le Metavers offrant autant de joies qu’un vieux jeu vidéo en 3D des années 2000. C’était le futur, nous disait Mark.

Le plus drôle étant de voir tous ces experts marketing foncer dans le tas et se gargariser d’être les pionniers d’un monde d’avenir en se dotant de titres ronflants comme Chief Metaverse Officers, etc.

Le Metavers aurait-il aussi signé la plus grosse erreur d’Apple depuis la disparition de Steve jobs ?

Je ne sais pas quel était le plan réel de Zuckerberg, en tout cas sans le vouloir, il a peut-être entraîné dans son échec Apple qui n’a rien trouvé mieux que de lui emboîter le pas avec son révolutionnaire casque de réalité virtuel, l’Apple Vision Pro, dans lequel des hordes d’ingénieurs et des milliards de dollars ont été engloutis pour aboutir à l’échec commercial le plus retentissant de la marque à la pomme depuis la disparition de Steve Jobs. Ne parlez pas de l’Apple Vision Pro à Tim Cooks lors d’un cocktail, il vous jetterait son verre de Martini Blanc au visage, avec les olives.

Apple, tiens, puisqu’on en parle, qui vient de signer un accord « historique » avec Google pour utiliser son IA dans ses iPhones. N’y voyez pas une relation de cause à effet, mais je me demande quand même si le pognon dépensé dans le Vision Pro n’a pas retardé les investissements dans l’IA d’Apple qui aujourd’hui doit s’associer avec la société qui sort en tête de course à la sortie du virage devant tous les GAFAM historiques.

Car pour l’instant, dans toute cette histoire d’IA, c’est bien Google, l’indétronable, qui semble profiter à plein de son écosystème et écraser toute la concurrence. Gemini 3 a collé une belle droite à ChatGPT en novembre. Google fabrique ses propres puces et est une des seules grandes société high-tech à ne pas dépendre de Nvidia. Et hier, l’annonce de l’UCP, l’Unified Commerce Protocol, a montré encore un peu plus sa capacité d’innovation et à prendre le dessus sur le marché de la tech.

Oui, décidément, la personnalité de l’année, c’était bien Sundar Pinchai, et pas la brochette d’entrepreneurs assis sur une poutre, dont le Time Magazine a voulu célébrer l’énergie, en oubliant, sciemment ou pas, celui qui, vraiment, mène le jeu du numérique aujourd’hui.

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