Les tendances tech de 2026 selon le New-York Times

Les tendances tech de 2026 selon le New-York Times

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Le New York Times, le grand journal de la côte est américaine, s’est donc lancé dans le jeu des tendances 2026 et on peut dire que ça ne nous a pas laissé indifférents, nous à Numerika, car on adore, comme tout le monde, savoir à l’avance ce qui va se passer. Ça nous permet de faire des placements judicieux dans des entreprises en devenir et de devenir riches. On vous préviendra quand ça arrivera. Qu’on soit riche. Pour l’instant, on en est encore à brancher l’électricité sur le compteur du voisin, mais, chut, ne dites rien !

Murmurer à l’oreille de nos smartphones

Parler à nos ordinateurs sera le vrai changement. Voilà ce qui ressort en premier. Parler comme on parle à son voisin, sa voisine ou son collègue de bureau. Comme si notre smartphone était une personne vivante, existante, et qu’il n’y aurait donc plus de honte à parler à une machine devant vos congénères sapiens. Oui, parce que voyez-vous, si la reconnaissance vocale avait été la grande hype de l’année 2015, la suite avait été un grand flop à coups d’assistants vocaux offerts à Noël par les maris fans de technologies à leurs femmes à qui ils disaient « Tu vas voir ça va te changer la vie » en espérant surtout pouvoir eux mêmes faire joujou indéfiniment avec ledit assistant.

10 ans plus tard, nous en sommes toujours à demander l’heure ou à régler des horloges. Ça fait cher l’assistant intelligent pour pas grand chose.

Mais l’arrivée de ChatGPT et de son assistant vocal qui comprend enfin vraiment bien ce qu’on lui dit et ne répond enfin pas à côté de la plaque lorsqu’on lui demande qui est John Lennon ou Napoléon Bonaparte et ne vous renvoie pas vers la recette des tartes aux pommes est peut-être en train de réellement changer notre rapport aux machines.

Quand parler avec les LLM ne ressemble plus à une conversation avec votre grand-mère centenaire sourde

Ça n’a peut-être l’air de rien, mais les LLM ont rééllement fait faire des progrès de géant à la conversation électronique. Parler en langage naturel n’a jamais été autant possible et dialoguer avec une IA ressembler enfin à autre chose qu’une discussion avec votre grand-mère centenaire à moitié sourde lors d’une soirée de Noël lourdement arrosée.

Cela fait des années que les chercheurs et les ingénieurs tentent de dépasser le sacro-saint couple clavier + souris, ou doigt sur l’écran. L’UX des produits numériques est réellement un frein aux usages et la parole, l’échange en langage naturel est une des clés pour améliorer et faciliter nos interactions avec le monde numérique. Pensez simplement aux personnes moins à l’aise que vous avec les ordinateurs (ça existe forcément si vous regardez bien autour de vous) : interagir en mode vocal peut rendre accessible de nombreux services ressemblant parfois à un jeu vidéo où il n’y a pas de vainqueur.

Soyons honnête : parler avec ChatGPT ou Gemini est encore loin d’avoir la perfection et la fluidité d’une conversation avec une vraie personne, mais on s’en rapproche. Et ce désir de parler à nos machines n’est pas non plus étrangère à une autre quête, la deuxième tendance décrite dans le New York Times : celle du remplacement de nos smartphones.

A la recherche du nouveau « device » universel

Les années 1980 avaient été le début l’ère des ordinateurs personnels. Avec l’iPhone, en 2006, Apple avait inauguré celle de l’ordinateur mobile (qu’on appelle le smartphone, mais est plus un ordinateur qu’un téléphone)… et aujourd’hui, dans leur besoin incessant de continuer à nous vendre des trucs plus ou moins utiles, les grands fabricants sont obsédés par la quête d’un nouveau « device » universel qui viendrait s’ajoute à notre panoplie d’homo numericus. Lunettes connectés, implants cérébraux, bracelets numériques, pendentifs intelligents, bagues ia, micros ia, tous s’orientent dans une seule et même direction : intégrer de l’ia dans nos vies tout en réduisant au maximum les frottements ergonomiques avec le monde numérique.

En quelque sorte : créer l’osmose ultime entre la machine et l’homme. Rendre disponible le monde numérique aussi simple que s’il faisait partie de nous. Jusqu’à aujourd’hui, aucune de ces tentatives n’a réellement percé. On attend toujours de voir ce qu’il va ressortir de la collaboration de Jony Ive, ex-tête pensante du design chez Apple et de Sam Altman, patron d’OpenAI, qui se sont unis à la vie à la mort pour nous produire (quand ?) le truc du futur dont personne ne pourra se passer et qui se vendra pas centaine de millions soi-disant pour améliorer nos vies, mais surtout rajouter encore une couche (inutile ?) de produits qui finiront dans les décharges comme les millions de téléphones dont nous nous débarrassons chaque jour. Au New-York Time, on pense que cette nouvelle révolution pourrait arriver en 2026, mais rien n’est moins sûr, les investissements allant, pour l’heure actuelle, massivement sur la construction de data-centers pour l’IA. Là est, en réalité, le gros de la tendance : un nouveau Web dopé à l’IA.

Le vrai gros changement : le Web dopé à l’IA

Et là dessus, on ne peut guère se tromper, même s’il reste encore difficile de dire ce que sera le Web dans les années à venir, il est très certainement en train de muter en quelque chose de plus fluide, plus personnalisé, plus éphémère, un Web où chacun verra ce qu’il a à sa porte, encore plus individualisé qu’il n’est aujourd’hui, avec une connaissance encore plus profonde de nos habitudes, plus intrusive aussi sans doute, et bombardé, envahi de contenus bidons générés par IA : le fameux désormais célèbre « AI slop », la boue de l’IA.

Rise of the robots ?

Et les robots ?

Les robots sont partout. Depuis le début de la semaine, on vous en parle, en long et en large, avec l’ironie et la pointe de sarcasme qui font notre marque de fabrique, mais ne vous y trompez pas : les robots humanoïdes, que ce soit au bureau, à la maison ou ailleurs, pourraient bien faire irruption aussi dans nos vies de tous les jours. X est gorgé de vidéos de société high-tech chinoises ou d’influenceurs qui partagent des démonstrations toutes plus impressionnantes les unes que les autres. En Chine, les robots sont une réalités, humanoïdes ou pas. Ils s’immiscent dans tous les coins de la société.

Ces bijoux de technologies qu’on aurait pas cru possible il y a encore une quinzaine d’années sont en train de devenir une réalité, proche d’un rêve d’enfant. Sans doute encore très maladroits et balbutiants pour des tâches domestiques, s’imposeront-ils dans nos vies ? Jusqu’à quel point serions-nous prêt à accepter des engins avec deux bras, deux jambes et une tête, qui nous ressemblent de plus en plus ?

C’est sans doute une question d’habitude. A 20,000$ au minimum l’unité, peu de gens peuvent vraiment s’offrir ces jouets, mais, quand on y pense, même si ça parait beaucoup, c’est en réalité le prix que payaient nos ancêtres les boomers (je me compte un peu dedans) pour se payer leur premier PC. Alors utopie ou réalité ?

A vous de juger.

Il est temps pour moi de refermer mon clavier et de vous laisser entamer votre journée. A bientôt pour d’autres réflexions passionnantes.

Via le New-York Times : The Tech That Will Invade Our Lives in 2026

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